Tant de temps a passé...

Tant de temps a passé...
Bonjour tout le monde, et d'abord, merci à celles et ceux qui continuent de venir tous les jours ou souvent depuis tant de mois malgré mon silence obstiné...
Ca faisait des mois que je n'étais pas venue ici. Ca a changé... je suis toute perdue !


Ca
me fait chaud au coeur de lire encore des commentaires non lus, de voir que mon blog n'est pas tout à fait mort comme je le pensais.
M
ais d'un autre côté, je ne sais pas, je ne me sens plus pareille ici. Ici ou ailleurs, c'est la même chose.
D'une manière générale, j'ai presque arrêd'écrire...


Je
crois que j'ai un blocage. Même pour moi, je n'y arrive plus. Je n'ai pas le temps, mais aussi je trouve tout ce que j'écris inintéressant, je ne trouve plus de magie, c'est trop de mots pour rien dire et ça ne m'avance à rien.
Je crois que le goût m'a passé pour un moment parce que j'ai trop écrit, notamment sur l'amour que j'avais pour un certain "lui" d'avant.
En
tout cas, sur moi, je n'ai plus envie d'écrire.


Maint
enant j'écris sur les autres, j'invente d'autres vies. "Je" ne m'intéresse plus.


Et p
uis, entre le but de ce blog et aujourd'hui, il s'est passé tellement de temps... tellement de choses dites, vécues, pensées ! Vous, moi, nous... tout ça me tourne la tête.
E
t à psent... je ne sais pas si dans ma vie il y a de la place pour ce blog. Si j'ai envie d'y consacrer le temps que j'y consacrais. Parce qu'il n'y pas que le mien, il y a vos mondes aussi... honnêtement je n'ai pas le temps. Mais ai-je envie d'en trouver, du temps, c'est une autre question...




Et vous, que devenez-vous ?
Alice, Alison, Caro, Charly, Emma, Laura, Lucile, Prisca, et les autres que j'oublie, les absents, les muets, les discrets, celles dont le prénom m'échappe...

# Enviado el viernes 02 de noviembre de 2007 13:43

Modificado el viernes 02 de noviembre de 2007 13:59

All you need is love Pa pa la pa pa

Ce que je préfère, c'est ce moment.

Mai
s il y a aussi celui où on se regarde, si près, les yeux brouillés d'émotion. on ressent ce pincement au ventre si caractéristique du sentiment amoureux. Où l'on entend les battements de notre coeur jusque dans nos tempes, si fort, si fort que tous ceux qui sont présents dans un rayon de dix mètres doivent l'entendre, c'est obligé. les visages se rapprochent, imperceptiblement. Où l'on hésite, où le trouble nous monte à la tête. Où il n'y a plus de mots, que des regards croisés et une vie qui palpite sous la chemise.

Mais
ce que je préfère, c'est ce moment.

Q
uoiqu'il y a aussi le moment de vérité. Celui où les deux bouches ne font plus qu'une, enfin, et où l'on voudrait se fondre pour toujours dans l'autre. Où les secondes qui s'égrennent n'ont plus aucun sens, car il n'y a plus de temps. Où les deux coeurs timides poussent les bras à caresser, à enlacer, à s'étreindre comme pour s'accrocher à cet instant d'infini, d'infini éphémère. Où l'on découvre le cou de l'autre, les cheveux de l'autre, les joues de l'autre. Où tout ça nous appartient pour un temps. Où l'on ne s'appartient plus pour un temps. Où le désir nous creuse depuis le bas du ventre jusqu'aux épaules.

Ce que
je préfère, c'est le dernier moment.

L
e moment où les lèvres se séparent, si chaudes encore du baiser, si humides, si proches. les souffles s'entrecroisent. Où, les yeux fermés, on goûte encore à l'ivresse de ce moment. Où les doigts, le nez, le menton traînent alanguis sur la joue de l'autre, à la recherche d'une ultime caresse. Où l'on reprent sa respiration. Où l'on n'ose dire un mot, de peur de rompre la magie. Où l'on voudrait recommencer encore et encore. Où, enfin, les yeux s'ouvrent doucement pour contempler le visage de celui ou celle que l'on vient de goûter. Celui ou celle qu'on a laissé nous approcher. Celui ou celle qui fait sienne notre intimité.

C'es
t ce moment que je préfère.



Je rêve de tendresse. J'ai besoin d'amour.
L'amour est égoïste, comme tous les sentiments de l'être humain. Je suis blasée. Je sais que tout ça n'est qu'une question d'égo, de manque de confiance, d'utilité, de besoin de but. De se rassurer. De trouver des réponses. On n'aime que pour soi, encore et toujours pour soi. On ne pense qu'à nous, même en pensant à l'autre. Ne veut-on pas le bonheur de l'autre pour notre propre bonheur...?
Mais m
algré tout ça, qui n'en n'a pas besoin... je n'aurai pas la prétention de dire que je m'en sors bien. Que je suis au-dessus de ça. De mes sentiments (in)humains.

Et p
ourtant, je fuis le regard des hommes. Je sursaute dès qu'on m'effleure. Je veux qu'on laisse ma peau tranquille. J'échappe aux approches des uns, aux tentatives des autres. J'ai peur.
E
t je me languis de douceur. Je fantasme d'amour, cette belle connerie.
Mais je
suis trop fragile et trop noire à l'intérieur. Je m'enferme dans une carapace de verre. Je m'éloigne du jour et je me protège. Je m'efface dans le présent.

Je veux qu'on laisse ma peau tranquille.

L'homme de ma vie, c'est John <3

# Enviado el viernes 22 de junio de 2007 08:05

Modificado el sábado 23 de junio de 2007 06:55

Mes oreilles tombent-elles, Saurez-vous les ramasser

Mes oreilles tombent-elles, Saurez-vous les ramasser
Mais combien sommes-nous ?

Si au lieu de demander, comme dans Amélie Poulain, combien de personnes ont un orgasme en ce moment, je demandais combien y-a-t-il en ce moment même de filles frustrées, trompées, trahies, laissées, désillusionnées, déçues, dégoûtées, sabusées, désespérées ?
Combien sommes-nous ? Pour combien de temps ?
Pour combien de temps...

gggggggggggggggggggggggggggggggggg

Après 8 jours de formation intensive bafa, 24h sur 24, je me sens un peu anesthése.
J'
ai l'impression de débarquer d'un autre monde, avec une valise pleine de souvenirs flous.
C'est comme si je sortais d'un bain très chaud, je suis toute engourdie par la chaleur, étourdie des heures pases immere dans l'eau.
Je me sens comme une autre peau, un autre coeur. Inconnu.
Caméléon d'une autre vie.

Mo
i, je ne sais pas exactement comment je suis. Il paraît que je ne parle pas assez.
Je
n'aime pas parler pour ne rien dire.
J
e crois que j'ai perdu ma gaité. Ma joie de vivre.
Je crois que je deviens une sorte de crustacé, qui se rétracte dans sa coquille.
Un
e énorme carapace de protection, fon power-ranger mais en un peu moins démodé.

Il paraît qu'on ne me devine pas quand on me voit. Qu'on ne sait pas ce que je pense; et que c'est un défaut.
E
h bien après tout, tant mieux... Ce que les gens n'ont pas compris, c'est peut-être que je n'ai pas très envie qu'on me connaisse, ou qu'on sache ce que je pense. De moi et de la vie.
Parce que s'il fallait mettre des couleurs au tableau, ça ne serait pas joli joli...
Alors vaut mieux passer pour le fantôme de service, non ?

gggggggggggggggggggggggggggggggggg

Mais combien sommes-nous ?

Si, par une nuit sans lune, à minuit, j'invoquais les âmes de toutes celles qui pleurent en silence, est-ce que ça ferait du brouillard sur Paris ?
Rien que dans mon quartier, quelles sont les filles comblées en amour ?
E
st-ce que ça existe encore, la confiance totale ? La confiance, se confier, confier sa vie, sa peau et ses doutes à quelqu'un. Ses secrets. Est-ce qu'on peut ?


PiX by TheTragicTruth-Of-Me

# Enviado el jueves 31 de mayo de 2007 11:06

Modificado el jueves 31 de mayo de 2007 11:16

Je vomis ma douleur

Je vomis ma douleur
Quai de la gare. Ligne 6. Métro parisien.
Je
suis à la fin deuxième wagon. Assise contre la fenêtre, dans les places à quatre. A regarder le paysage urbain que je connais par coeur. Pour un peu je pourrai citer une à une toutes les boutiques de la rue.
L
es portes s'ouvrent et se referment. Atmosphère mécanique, automatique, zombique.

Je va
is descendre à Place d'Italie. Je sais devant quelle porte il y a le couloir pour effectuer le changement. J'ouvrirai la porte, je déboulerai du métro. Tout droit. Tourne à gauche. Descend les escaliers. Couloir tout droit. Puis à droite. Escaliers. Couloir. A gauche. Quai de la 7. Je me place exactement au niveau où sera la porte de la future rame. Porte qui, à Censier, sera pile en face de la sortie.

E
t ça défile.
Censier. Tout droit. A gauche. Escaliers. A gauche. Tout droit. Escalators. Demi-tour. Escaliers. On est dehors. Il pleut. Tout droit. A droite. Passage piéton. Tout droit, tout droit. Longer la fac. Porte de la fac. Tout droit. Escaliers. Couloirs. Secrétariat. Copies.

Je
peux faire toute ma journée comme ça.
Je co
nnais tous mes trajets par coeur. Je sais dans quel wagon se placer pour perdre le moins de temps possible. Je sais à quelles heures les rames sont blindées. Je connais par coeur les horaires des derniers métros.

Ma vie
est régie par les gestes. Les gestes automatiques du parisien de base qui se rend au boulot ou ailleurs. Plus besoin d'être ouvrier pour travailler à la chaîne. C'est tout le corps qui bosse mécaniquement. Au radar. Pas besoin de penser. Zombies.

Parfois je pense que je suis comme un néon de métro. Je n'ai pas une belle lumière, une lumre bleutée, une lumre dorée, une lumière de théâtre. J'ai une lumière crue, blanche, fade. Une lumière quand même. Je ne suggère rien; je suis neutre. Je n'ai pas une belle découpe. Mais je suis là. Personne ne s'en rend compte. Je brille juste, aux normes, comme les autres. J'éclaire le chemin avec la même intensité que tout le monde. Pâle et vide, mais de l'extérieur, ça ne se voit pas.





A quoi ça
sert la vie ?
Quand
on n'a plus de but, plus d'envie, plus d'avenir ?
Pourquoi est-ce qu'on s'accroche quand on n'attend plus rien ?
Par peur,
par fatigue, par (dés)espoir ? Ou par habitude ? Habitude de vivre, alors pourquoi s'arrêter...

Je n
e me vois pas d'avenir. En quoi que ce soit.
Avec monsie
ur le nouveau président, je n'ai plus d'avenir. Je ne sais même pas si je pourrai finir mes études. En tout cas, le ministère qui me représentait n'existe plus.

En amo
ur, je ne veux plus rien. Je ne veux plus qu'on m'approche, qu'on me parle, qu'on me touche. Je veux être tranquille. Je veux être une petite fille.

En rêve, j'ai ép
uisé toutes les données fantasmatiques qui pouvaient peupler mes nuits. Je me sens froide et glacée de l'intérieur. Sans consistance.


Je dev
iens mon propre fantôme. Je me demande si j'appartiens encore au monde des vivants.



PiX by Larafairie

# Enviado el miércoles 16 de mayo de 2007 15:52

Modificado el miércoles 16 de mayo de 2007 16:37

"Nicolas Sarkozy, il faut l'écraser du pied gauche, ça porte bonheur" [ Jacques Chirac ]

Tout d'abord, merci pour tous vos mots.
C'est peut-être rien mais pour mon coeur noyé c'est déjà beaucoup.

Comme vous l'avez remarqué, ces derniers temps je publie beaucoup moins.
Ni moi, ni mon blog ne sommes en grande forme...
La vérité, c'est que je voulais écrire pour les couleurs.
Ecrire pour donner à vivre.
Ecrire pour donner à réfléchir.
Ecrire pour discuter avec vous, en deux mots ou des heures.

Or, mon intérieur n'est pas très beau ces temps-ci.
Je n'ai pas envie d'écrire pour donner à pleurer...
Je n'ai pas envie d'étaler ma déprime.
Je ne me sens pas de vous jalouser votre bonheur.

Alors, (soupir)...
Je ne sais pas encore ce que je vais faire.
J'aime cet espace.
Mais cet espace, m'aime-t-il encore ?
Question pourrie, fausse rhétorique...

Je ne sais pas encore ce qui adviendra.
Advienne que pourra, et la fée rira.

A bientôt
"Nicolas Sarkozy, il faut l'écraser du pied gauche, ça porte bonheur" [ Jacques Chirac ]

# Enviado el miércoles 09 de mayo de 2007 10:12