Ce que je préfère, c'est ce moment.
Mais il y a aussi celui où on se regarde, si près, les yeux brouillés d'émotion. Où on ressent ce pincement au ventre si caractéristique du sentiment amoureux. Où l'on entend les battements de notre coeur jusque dans nos tempes, si fort, si fort que tous ceux qui sont présents dans un rayon de dix mètres doivent l'entendre, c'est obligé. Où les visages se rapprochent, imperceptiblement. Où l'on hésite, où le trouble nous monte à la tête. Où il n'y a plus de mots, que des regards croisés et une vie qui palpite sous la chemise.
Mais ce que je préfère, c'est ce moment.
Quoiqu'il y a aussi le moment de vérité. Celui où les deux bouches ne font plus qu'une, enfin, et où l'on voudrait se fondre pour toujours dans l'autre. Où les secondes qui s'égrennent n'ont plus aucun sens, car il n'y a plus de temps. Où les deux coeurs timides poussent les bras à caresser, à enlacer, à s'étreindre comme pour s'accrocher à cet instant d'infini, d'infini éphémère. Où l'on découvre le cou de l'autre, les cheveux de l'autre, les joues de l'autre. Où tout ça nous appartient pour un temps. Où l'on ne s'appartient plus pour un temps. Où le désir nous creuse depuis le bas du ventre jusqu'aux épaules.
Ce que je préfère, c'est le dernier moment.
Le moment où les lèvres se séparent, si chaudes encore du baiser, si humides, si proches. Où les souffles s'entrecroisent. Où, les yeux fermés, on goûte encore à l'ivresse de ce moment. Où les doigts, le nez, le menton traînent alanguis sur la joue de l'autre, à la recherche d'une ultime caresse. Où l'on reprent sa respiration. Où l'on n'ose dire un mot, de peur de rompre la magie. Où l'on voudrait recommencer encore et encore. Où, enfin, les yeux s'ouvrent doucement pour contempler le visage de celui ou celle que l'on vient de goûter. Celui ou celle qu'on a laissé nous approcher. Celui ou celle qui fait sienne notre intimité.
C'est ce moment que je préfère.
Mais il y a aussi celui où on se regarde, si près, les yeux brouillés d'émotion. Où on ressent ce pincement au ventre si caractéristique du sentiment amoureux. Où l'on entend les battements de notre coeur jusque dans nos tempes, si fort, si fort que tous ceux qui sont présents dans un rayon de dix mètres doivent l'entendre, c'est obligé. Où les visages se rapprochent, imperceptiblement. Où l'on hésite, où le trouble nous monte à la tête. Où il n'y a plus de mots, que des regards croisés et une vie qui palpite sous la chemise.
Mais ce que je préfère, c'est ce moment.
Quoiqu'il y a aussi le moment de vérité. Celui où les deux bouches ne font plus qu'une, enfin, et où l'on voudrait se fondre pour toujours dans l'autre. Où les secondes qui s'égrennent n'ont plus aucun sens, car il n'y a plus de temps. Où les deux coeurs timides poussent les bras à caresser, à enlacer, à s'étreindre comme pour s'accrocher à cet instant d'infini, d'infini éphémère. Où l'on découvre le cou de l'autre, les cheveux de l'autre, les joues de l'autre. Où tout ça nous appartient pour un temps. Où l'on ne s'appartient plus pour un temps. Où le désir nous creuse depuis le bas du ventre jusqu'aux épaules.
Ce que je préfère, c'est le dernier moment.
Le moment où les lèvres se séparent, si chaudes encore du baiser, si humides, si proches. Où les souffles s'entrecroisent. Où, les yeux fermés, on goûte encore à l'ivresse de ce moment. Où les doigts, le nez, le menton traînent alanguis sur la joue de l'autre, à la recherche d'une ultime caresse. Où l'on reprent sa respiration. Où l'on n'ose dire un mot, de peur de rompre la magie. Où l'on voudrait recommencer encore et encore. Où, enfin, les yeux s'ouvrent doucement pour contempler le visage de celui ou celle que l'on vient de goûter. Celui ou celle qu'on a laissé nous approcher. Celui ou celle qui fait sienne notre intimité.
C'est ce moment que je préfère.
Je rêve de tendresse. J'ai besoin d'amour.
L'amour est égoïste, comme tous les sentiments de l'être humain. Je suis blasée. Je sais que tout ça n'est qu'une question d'égo, de manque de confiance, d'utilité, de besoin de but. De se rassurer. De trouver des réponses. On n'aime que pour soi, encore et toujours pour soi. On ne pense qu'à nous, même en pensant à l'autre. Ne veut-on pas le bonheur de l'autre pour notre propre bonheur...?
Mais malgré tout ça, qui n'en n'a pas besoin... je n'aurai pas la prétention de dire que je m'en sors bien. Que je suis au-dessus de ça. De mes sentiments (in)humains.
Et pourtant, je fuis le regard des hommes. Je sursaute dès qu'on m'effleure. Je veux qu'on laisse ma peau tranquille. J'échappe aux approches des uns, aux tentatives des autres. J'ai peur.
Et je me languis de douceur. Je fantasme d'amour, cette belle connerie.
Mais je suis trop fragile et trop noire à l'intérieur. Je m'enferme dans une carapace de verre. Je m'éloigne du jour et je me protège. Je m'efface dans le présent.
Je veux qu'on laisse ma peau tranquille.
L'amour est égoïste, comme tous les sentiments de l'être humain. Je suis blasée. Je sais que tout ça n'est qu'une question d'égo, de manque de confiance, d'utilité, de besoin de but. De se rassurer. De trouver des réponses. On n'aime que pour soi, encore et toujours pour soi. On ne pense qu'à nous, même en pensant à l'autre. Ne veut-on pas le bonheur de l'autre pour notre propre bonheur...?
Mais malgré tout ça, qui n'en n'a pas besoin... je n'aurai pas la prétention de dire que je m'en sors bien. Que je suis au-dessus de ça. De mes sentiments (in)humains.
Et pourtant, je fuis le regard des hommes. Je sursaute dès qu'on m'effleure. Je veux qu'on laisse ma peau tranquille. J'échappe aux approches des uns, aux tentatives des autres. J'ai peur.
Et je me languis de douceur. Je fantasme d'amour, cette belle connerie.
Mais je suis trop fragile et trop noire à l'intérieur. Je m'enferme dans une carapace de verre. Je m'éloigne du jour et je me protège. Je m'efface dans le présent.
Je veux qu'on laisse ma peau tranquille.
L'homme de ma vie, c'est John <3