Description naturaliste

Description naturaliste
Personne n'est venu frapper à ma porte
Moi aussi j'ai le droit d'en vouloir aux "gens".













On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C'est comme aux huîtres le citron.

{ Léon Bloy }















Réminiscences... ces derniers jours tout remonte à la surface, comme porté par des bulles d'air. Des petites choses de mon enfance, des souvenirs sans importance, des images oubliées me reviennent.

D
ans l'appartement de ma grand-mère, il y avait une odeur particulière. Cette odeur indéfinissable et inclassable, qui n'était pas celle de la cuisine, de son parfum ou du bois des vieux meubles, mais celle de l'ensemble de toute sa maison, et qu'elle emportait avec elle, dans son châle, ses pulls et ses cheveux. Une odeur comme bagage... Au point même que, quand je rentrais chez moi, je sentais sur mes vêtements les ombres de cette odeur, et le soir, en me déshabillant, je me disais "ça sent grand-mère" même si cela pouvait sembler totalement absurde.

J'a
llais souvent dormir chez elle. Enfin, je dis "souvent", mais au fond, je ne me souviens pas exactement. Ca devait être une fois par semaine, ou tous les quinze jours.
To
ujours est-il que ces jours-là, où j'étais chez elle avec mon frère, on arrivait tôt dans l'après-midi. On jouait et on écoutait nos grands-parents nous faire la lecture, on se bagarrait aussi.
Vers 18h, on dîna
it. Un bon repas bien français, avec souvent un gâteau en dessert (un fraisier, quelle que soit la saison, on adorait ça).

Ap
rès elle essayait de nous mettre au lit. Je me souviens de notre "quart d'heure de folie", quand elle dépliait le canapé-lit pour mon frère. On s'envoyait des coussins, on sautait sur tous les fauteuils. J'en ris encore, c'est idiot.
Et
vers 19h-20h au plus tard, au lit. Ah ça on ne traînait pas. Parfois, on se couchait tellement tôt que je n'avais pas sommeil tout de suite, et il me semblait que je mettais des heures à m'endormir, écoutant les voitures défiler sous la fenêtre, observant ma vue s'habituer à la pénombre, devinant mes pupilles grandissantes, pareilles à celle des chats.

Je
dormais à côté d'elle. Elle dans le grand lit recouvert de deux couvertures et d'une fourrure de je ne sais quoi, moi sur mon petit matelas. Le tic-tac du réveil hantait souvent mes rêves - il était juste derrière ma tête. Des raies de lumière perçaient à travers les volets et les rideaux de dentelle, et se reflétaient dans les vitres de ses armoires, et dans la grande glace. On aurait dit que des feux follets apparaissaient ça et là pour nous bercer.

Le matin, on
se levait tôt aussi. J'avais toujours un peu froid quand elle me faisait prendre mon bain, parce que la fenêtre était ouverte. Ensuite, emmitouflée dans un peignoir bien chaud, je petit déjeunais. Tous mes sens se souviennent : l'odeur du café et du chocolat chaud, la nappe de la cuisine, le craquement des biscottes, le goût de la confiture de myrtille... Parfois je revois ces petits déjeuners, qui respiraient la tranquilité, la vie qui coule goutte à goutte, et je me demande où est passée l'odeur de grand-re.

L'odeu
r de grand-mère a fondu avec sa mémoire... C'est de pire en pire, et sans doute bientôt elle ne me reconnaîtra plus. J'aimerai tellement lui communiquer mes réminiscences, qui représentent une partie de mes douceurs d'enfants. Mais nous sommes comme séparées par une paroi de verre.
Nous n
'appartenons plus vraiment au même monde.


Racont
ez-moi une histoire à vous. Prenez votre temps.


PiX by TheTragicTruth-Of-Me

Plagiat

# Posté le jeudi 08 février 2007 14:07

Modifié le mardi 22 mai 2007 21:03

Niou portable actif dimanche =)

Niou portable actif dimanche =)
En ce moment, je suis un peu au bord de la crise de nerfs.

Il
y a la fac, et qui dit fac dit pièces à voir, livres à trouver, à acheter et à lire, recherches à faire, devoirs à rendre, exposés à composer, heures en bibliothèque, fiches à faire, cours à apprendre et, bien sûr, il faut aller en cours.
Tout
ça pourrait déjà prendre, de façon conséquente mais gérable, le temps d'une personne.

Mais il y a aussi les cours de théâtre. Et qui dit cours de théâtre, dit textes à lire et à apprendre, à travailler chez soi, à répéter avec les autres, exercices de diction à faire à la maison, scènes à chercher, parfois à écrire et ou adapter, exercices d'escrime et révisions de caractères. Et les cours.
Ca remp
li un peu plus le sablier.

Mais da
ns mon emploi du temps en apparence plein de trous, il faut encore caser la natation, voir ma grand-mère, le boulot évènementiel parce que tout (ça) coûte cher, la radio des enfants, et puis les trajets en métro, et éventuellement manger et dormir.
Me r
este-il quelques minutes pour voir mon ange, et mes amis ?
Je
passe mon temps dans les bouquins, que ce soit dans le métro, à la cafèt, en bibliothèque, dès que j'ai une seconde.
Je n'
ai plus de temps à moi, et plus de temps pour les autres...

D
onc je suis un peu à la limite du pétage de câble (je suis aussi très très fatiguée).

Et puis tout cet argent qu'il faut trouver, entre les pièces que je dois voir, les bouquins qui coûtent la peau des fesses, l'école de théâtre et le bafa que je veux passer - 1000 euros le bafa !!! 1000 euros pour un diplôme qui permettra à des jeunes de bosser 18h par jour en colo rémunérés au smic !!!

Bref.

A
nd I fed up with all the poor dummies there is in my classes; they all think they are the winners of the world, well, why do you come if you're so clever ? Get back in your wealthy stinky house and be proud of you and and leave us learn what we want to learn.
Gu
ess what ? I try to think in english not to be a poor french frog with neither vocabular nor accent at all. Great ! Even if you don't care at all at what I'm saying =)


Et vo
us quoi de neuf ?


PiX by baunilha

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:33

Modifié le jeudi 24 mai 2007 06:44

Dabadabawapns'jahndoulla

Dabadabawapns'jahndoulla
J'ai la faeriia qui m'colle aux chaussettes.

J'e
n ai marre des paillettes, des fées, des tutus des collants des espoirs dans le vent.
J'en ai
ma claque des espoirs qui sentent bons, des mots qui sonnent juste, des poésies à deux balles des lettres parfumées des bouts d'rêves qui s'balladent.
J
'en peux plus d'écrire pour dire pour rien dire pour écrire pour rire pour sourire pour médire pour (soupir)...

J'a
i la magie qui s'barre en plaques (de chocolat).

C
haussettes à rayures et jupe retroussée, moustache de lait et yeux maquillés, je me sens vide comme une coquille ou comme une poupée. Je me perds dans la glace. Je pars en fumée. Je deviens stalactite à la vanille, rêve de petite fille, pas de place pour l'été, pas de casse j'ai été.

C'es
t toujours la même chose, les mêmes textes florissants trop chantants, les mêmes mots recourbés trop usés, et des couches de crème à n'en plus finir. Ca dégouline (d'amour), c'est beau mais c'est insupportable.
Et
y'en a qui piquent là-dedans, piverts ou vautours, incapables de trouver leurs mots dégoulinants à eux. Ils prennent le bonheur et le malheur des autres comme des marchands de sable qui nous aveuglent, moutons moutons est-ce que c'est demain qu'on broutera le gazon ?

Entr
e la banquise et le feu des enfers, entre les cerises et les meringues d'hiver, j'sais plus quoi choisir pour ne pas m'découvrir, pour qu'ça tourne à l'envers - comme avant, j'savais faire. C'est bientôt mon anniversaire, j'me sens pire j'me sens seule j'ai les nerfs.
Blab
labla qui vole en l'air, patatras qui tombe par terre, mots qui m'lâchent et bulles se fâchent, ballons ballons nous nous en alleront.

(J'ai e
nvie de crêpes.)

J'ai les mots qui glissent.
Et p
uis j'ai la flemme, j'ai trop de choses à faire, je ne me sens plus, j'aime j'aime pas, patati ça sert à quoi, c'est pas à moi de changer les mots en étoiles, étoile d'araignée, anis étoilé, brochette de filantes et filon doré.

Mag
ie du chaudron qui craque.


PiX by pyromaniac

# Posté le jeudi 11 janvier 2007 13:15

There's not so far from a vibe of loneliness to a vibe of madness

Suis-je anormale ?

C'est débile comme question, qui peut déterminer qui est normal ou ne l'est pas, qu'est-ce que c'est d'être "normal"... enfin tout ça j'en ai déjà parlé.
Mais je m'interroge sur un sujet précis.

Je ne sais pas si je suis trop fleur bleue, trop romantique, trop fidèle même, mais c'est vrai que les autres garçons, je ne les regarde pas.
Enfin, je les regarde mais sans arrière-pensées. Si j'en trouve un mignon, j'apprécie : ) mais je ne m'imagine rien, je ne fantasme pas, je n'ai pas de regrets...
Et je ne pense pas à lui à longueur de temps juste parce qu'il est sublime.
Enfin, j'ai mon homme et ça me suffit...!

De façon générale, je n'ai jamais passé mon temps à observer mon entourage masculin.
Je ne sais pas pourquoi. Peut-être par timidité. Ou manque de confiance. Pas manque d'intérêt, mais sans doute d'ors et déjà frustrée... je sais pas.

Et puis, ça ne me viendrait jamais à l'esprit, si par hasard je m'entendais bien avec un garçon, de mettre ma relation en question à cause de lui...
Je veux dire, je suis comblée, pourquoi est-ce que j'irai chercher ailleurs ?
Mais même simplement en pensées, ça ne m'intéresse pas... c'est tout ! Ca ne me vient pas à l'idée de me dire qu'avec tel ou tel mec, ça pourrait marcher.

Et puis de toute façon, avec les mecs, c'est simple, je ne les intéresse pas. Je ne les ai jamais intéressés. Et c'est la vérité.
Ca ne me manque pas plus que ça... Ca me plairait, ça flatterait mon égo sans doute, mais ça ne m'apporterait rien et j'en suis consciente.
Par contre j'aimerai beaucoup avoir des amis mecs, au moins un proche, ça m'aiderait sans doute face à certains problèmes.
Mais il faut voir la vérité en face, mon seul véritable meilleur ami (même si c'est mon copain), c'est Matthieu, et c'est d'ailleurs le seul mec qui se soit jamais intéressé à moi...

Vous allez me dire que c'est pas possible, qu'il y a sans doute plein de timides qui ont rêvé de moi et que je n'en ai jamais rien su... Peut-être.
N'empêche qu'aucun n'a ressenti le besoin d'aller vers moi, aucun ne s'est senti assez proche de moi pour vouloir me connaître. Comme on a fait tous les deux.
Tout simplement parce que c'était magique... et que c'est toujours magique, même si on a frôlé le précipice. Parce qu'on s'aime vraiment, profondément.

Même si dans sa tête à lui il se passe toutes ces choses qui ne se passent pas dans ma tête à moi.


PiX by Nebulaskin
There's not so far from a vibe of loneliness to a vibe of madness

# Posté le dimanche 31 décembre 2006 09:55

Modifié le dimanche 31 décembre 2006 10:25

Nothing to say

Nothing to say
*







?? ...<3...?<3?...<3 ...??

La vérité, c'est qu'il a failli me quitter.
La vérité, c'est que j'en ai pleuré toutes les larmes de mon corps.
La vérité, c'est que je me suis battue pour le garder.
J'ai creusé pour trouver des solutions.
La vérité, c'est qu'il nous laisse une seconde chance.
Et que je ne vais pas la laisser passer.
La vérité, c'est que je l'aime plus que tout au monde...
Et que lui aussi, il m'aime encore, toujours, tellement.

J'ai trop besoin de lui, et j'ai si peur qu'un jour il s'en aille pour de bon...


??... <3...?<3?...<3 ...??









PiX by pyromaniac

# Posté le jeudi 21 décembre 2006 10:59

Modifié le jeudi 24 mai 2007 06:44