Roux + Châtain

Plus d'un an que mes yeux se sont ouverts.

Plus d'u
n an que j'ai rencontré les tiens.

Plus d
'un an que tout a commencé.

Plus
d'un an que je t'aime.

Pl
us d'un an...

Au
bout d'un an, qu'est-ce qu'on peut dire ?
J'ai l'impression d'avoir utilisé tous les mots, de les avoir tous vidés de leur substance. J'ai sule miel au creux de tes mots d'amour. J'ai léché le sucre glace qui saupoudrait tes mots d'amour.
J'ai
dégusté, comme jamais, tes mots d'amour.
O
n a mangé toutes les friandises. Que nous reste-il ?

Au bou
t d'un an, les sucreries nous ont peut-être un peu écoeurés.
Ou peut-ê
tre qu'au bout d'un an, les mots d'amour ne se disent plus, mais se ressentent.
Peut-ê
tre qu'au bout d'un an, on n'a plus besoin de fabriquer des mots d'amour, de les enjoliver, de les déverser, de les caraméliser et de les crier au monde entier.
Au bout d'u
n an, on y croit, on le sait, on le ressent, on ne le dit plus.

Plus d
'un an...

Plus
d'un an que je suis fée.

P
lus d'un an que je vis, que j'existe.

Plus
d'un an que tu me donnes de la force.

Plu
s d'un an qu'on a choisi d'avancer ensemble.


PiX by Samantha Whitten

Quatre saisons pour un amour sincère ; )
Roux + Châtain

# Posté le samedi 03 juin 2006 21:00

Modifié le jeudi 24 mai 2007 06:44

She was nicknamed "Blue Flower" : melancholy, sadness and fragility.

She was nicknamed "Blue Flower" : melancholy, sadness and fragility.
*
Demain est moins à découvrir qu'à inventer.

{ Gaston Berger }



En ce moment, je n'sais pas trop comment je me sens. Je cherche. Je tâtonne. J'ai un peu perdu de ma consistance.
P
lusieurs questions me picotent la moëlle épinière. En véri, la vie n'est qu'unerie de questions posées au néant; on croit toujours trouver des réponses, on veut en avoir besoin pour avancer. Mais au fond, notre existence rite-t-elle tant d'attentions ? Pour sa si petite durée et sa si grande insignifiance...

Je ne cherche plus qui je suis, mais je cherche plutôt comment je suis. De quoi je suis faite. Quelle est ma recette. Je n'ai pas eu un miroir assez grand pour guetter les premières esquisses de ma personnalité. J'ai cherché dans les reflets des autres. Je me suis formée moi-même, selon mes envies et selon mes modèles. Zaza, Petite Sirène, Faeriia, Fred, Alise Amer, enfin tout ça, différentes époques, différentes vies.
D
ifférentes personnalités.

Quand je reviens en arrière, que je lis certaines pages de ce blog (qui a plus d'un an et demi mine de rien) ou de mes anciens journaux intimes, je me demande j'étais, ou plutôt où je suis pase. L'évolution se fait jour après jour, mais j'ai l'impression de côtoyer des étrangères. Des morceaux de vies qui ne me ressemblent pas.


Au final, ... il n'y a pas de final justement. L'être humain n'est jamais un produit fini. Heureusement, sinon l'on s'ennuierait. Mais peut-on trouver la simplicité et la séreinité, peut-on tout simplement être si l'on ne sait jamais vraiment qui on est ?
Ou
bien l'intérêt n'est peut-être pas d'être, ni de paraître; mais de simplement se connecter avec les autres. Exister par rapport au monde. Se constituer de la matière extérieure, comme un vampire ou un esprit.
Je
n'sais pas.


Et les souvenirs dans tout ça ? Et l'avenir ? Des idées floues, des concepts, de l'abstraction qui ont pourtant marqués et marquent notre peau.
De
s bribes de bonheur et de larmes mêlées à ce qu'on est, ce qu'on croit être en cet instant précis. Etre ou ne pas être, ce n'est pas tellement la question; mais plutôt être là ou ne pas être là, en tant que je me situe dans telle ou telle période de ma vie, telle ou telle personne. Comme sur une carte géographique imaginaire, ou inconsciente.

Le monde et l'être humain sont d'une complexité atroces. Et tout est paradoxe. On n'sait jamais comment trouver le juste milieu.
Un
jour je crois que je suis ça, un autre jour ça. Un jour je pense que c'est comme ça que je dois parler, être, partre, penser, pour prouver que je suis ce que je veux être. Puis tout se démolit, tout est contredit, et on ne trouve jamais la véritable clef pour exister en-dehors de nous-mêmes.

La pene, l'esprit, la raison; Descartes, Kant, Platon.
M
ais malgré toutes ces théories, malgré toute cette spiritualité qui nous torture et nous embrouille, peut-être que la vérité se trouve dans les sens.
Peut-être qu'être, c'est ressentir.


PiX by Larafairie

# Posté le mardi 30 mai 2006 10:38

Modifié le mardi 30 mai 2006 14:57

Si des n'om passent par là.

Si des n'om passent par là.
X






Je m'excuse de ne pas avoir le temps de passer sur vos blogs :'(
Encore deux semaines de stress partielique et c'est bon !





A quoi arrive-t-on, si l'on arrive : pour le peu de temps qu'on y passera.

{ Eugène Vivier }





Article écrit super vite, entre deux dissert' à taper.
Préoccupations et questions du moment...







Je ne comprends pas l'obsession de l'être humain pour le sexe.
Je veux dire le sexe en tant que produit, viande, commerce, marketting et autre.

Le sexe, c'est rien. C'est rien si y'a pas de sentiments. Si tout le monde comprenait ça, y'aurait
sans doute plus que des gens qui s'aiment pour ce qu'ils sont. Parce que faire l'amour quand on
aime, faire l'amour quand on est aimé, c'est dix fois plus orgasmique que tout ce que les
magazines peuvent trouver.

Mais je crois que si le sexe a autant de succès, c'est parce qu'il est tabou. C'est encore l'interdit,
le défendu, même aujourd'hui. Dans le sens où personne n'en parle. L'éducation sexuelle
n'existe pas, ou alors elle devient cours de bio. Notre seule éducation sexuelle, c'est les films
pornos... consommer les autres avec ou contre leur volonté, les considérer comme des animaux
qui ne pensent qu'à "ça", penser qu'entre oui et non, il n'y a pas de différence...

Je trouve ça grave. Grave parce qu'on a perdu le respect de l'autre, on ne le considère plus
comme humain. Théorie de l'égoïsme où seul son propre plaisir compte. L'autre est à mon
service.
Le porno ne fait que nous humilier et nous faire oublier des valeurs. Considérer l'autre comme
une poupée en plastique prête à tout...

Oui, les filles aiment le sexe. C'est normal. Pourquoi seuls les mecs auraient-ils le droit d'avoir des hormones ? Mais encore une fois, il y a sexe et sexe. Quelle fille n'aime pas faire l'amour avec son amoureux ?? Mais quelle fille aimerait se faire violer ?? C'est ridicule de penser que non = oui pour une fille, qu'elle ne rêve que de ça, se faire "prendre" ou je n'sais quoi... Faut ouvrir les yeux et
comprendre qu'à part des sado-masochistes très névrosés, personne n'a envie de se faire violer ! La violence ne procure aucun plaisir.

Et tout est là, encore. Faire plaisir, c'est dix fois mieux que se faire plaisir. C'est comme offrir un
cadeau. Moi je préfère donner que recevoir, même si j'aime bien qu'on me donne aussi.

Le sexe, le sexe, ça a l'air de tout parce que c'est l'inconnu. Mais faudrait arrêter de se voiler la
face, en parler pour de vrai, faire comprendre ce que c'est, son importance, et peut-être qu'on
arrêterait d'avoir des dégoulinades de soi-disante jouissance après 22h30.
Personne ne serait obsédé sexuellement si c'était un sujet comme les autres. Un sujet qu'on
peut aborder sans se faire traiter de pervers justement.
Celui qui en parle est moins pervers que celui qui fantasme et se lâche sur le/la premier(e)
venu(e) pour découvrir ce que c'est.

J'aimerais juste faire comprendre que, filles comme garçons, on a tous des envies et des désirs,
mais ils ne peuvent être réalisés que dans le respect de l'autre.
J'en ai juste assez de toute cette hypocrisie...
J'ai juste très peur de ce que devient la société par rapport à ça.


PiX by Emma

.......................................................... | Musique | ~ Période Oasis.
.......................................................... | Fringues | ~ Colorées comme d'hab.
.......................................................... | Humeur | ~ Pas la forme; grisaille sur toute la surface.
.......................................................... | Occupation | ~ Bosser, bosser et bosser.

# Posté le samedi 06 mai 2006 08:58

Modifié le lundi 08 mai 2006 07:42

L'inspiration s'est réfugiée sous mon lit et montre les dents

L'inspiration s'est réfugiée sous mon lit et montre les dents
Jusqu'où a-t-on le droit de rêver ?

Je n'ai rien à dire, mais tout à penser.

{ * }



Je t'aime tellement, si tu savais...

Eh bie
n non, je n'sais pas. Enfin je sais, sans savoir. Je crois que j'ai compris quelque chose. Je crois que c'est ce petit mot qui fait tout dans une relation. C'est qu'on ne sait jamais.

On
ne peut jamais vraiment savoir à quel point quelqu'un nous aime, ce qu'il ressent pour nous, si son coeur palpite autant que le notre à son approche.
Jamais on
ne pourra se mettre dans la tête de quelqu'un, connaître ses moindres pensées, ses émotions, vérifier que les sentiments sont intacts. Heureusement (on est pas des machines).
Je ne dis pas
qu'il n'y a pas de preuves d'amour, ni de sentiments sincères. Mais ces mots enracinés en nous aujourd'hui, ne seront-ils pas jetés en l'air demain ?

Nous
ne sommes à l'abri de rien. Une bombe peut nous tomber dessus du jour au lendemain. Certains sentiments s'effeuillent comme les roses. Ils ont pourtant pris racine comme les autres. Comment tout s'efface-t-il ? Je n'en sais rien. Je réfléchis.

Aujourd'hui, je l'aime. Aujourd'hui, je sais qu'il m'aime. Mais demain ?... Comment peut-on être sûr ? On est jamais certain de rien, c'est impossible. C'est toujours le risque, l'aventure. C'est du funambulisme jour après jour, pas après pas.
L'
amour est livré sans garantie...

On ne peut se contenter que de quelques instants, courts, éphémères, insatisfaisants. Mais à nos âges, on évolue tellement vite. Et on se croit si fort pourtant... On croit malgré nous au premier amour, à l'ivresse, au "nous ça tiendra". On est tous uniques et tous pareils...

Je vois
des couples qui s'enlisent ou se brisent autour de moi. Les raisons sont parfois futiles, parfois fondées. Quelle est la recette pour maintenir le bateau hors de portée des tempêtes ?
De minusc
ules coquillages ont parfois fait plus de ravages que des récifs escarpés... Où sommes-nous et surtout qui sommes-nous ?
Il y
en a qui, du jour au lendemain, oublient leur coeur et lèvent les yeux vers les autres... Peur de perdre sa jeunesse ?

Ca
va faire un an qu'on s'aime. Mais qu'est-ce qu'un an dans une vie, qu'est-ce que ça veut dire et où va-t-on ? Et est-il possible d'éprouver une émotion aussi forte avec d'autres ? J'en pleurerais d'impuissance, c'est si simple d'être fait l'un pour l'autre, mais je n'sais pas si ça existe vraiment.
L
'amour c'est pas facile; j'en ai assez de ce mensonge. "Il suffit d'aimer" ; pfff...

C
'est pour ça que même dans une relation merveilleuse, une relation où tout tourne au bonheur archi sucré, il y a toujours de la souffrance quelque part. On souffre de ces incertitudes, de cet équilibre dangereux, de ces peurs.
Aimer
nous fait vivre, mais en même temps ça fait mal, ça torture, toutes ces questions, sans cesse; est-ce que je l'aimerai toujours pareil ? Est-ce qu'on s'aime autant l'un que l'autre, autant qu'avant ? Est-ce que je veux vraiment aller aussi loin avec lui/elle dans ma vie ? A partir de quand peut-on décider que cette personne-là c'est la bonne ?

Je suis heureuse, j'aime, je suis aimée.
Sa
ns prise de tête, ça serait moins rigolo ; )


PiX by pyromaniac

# Posté le samedi 29 avril 2006 16:46

Modifié le dimanche 30 avril 2006 16:35

C'est une poupée qui fait non non non non non non

C'est une poupée qui fait non non non non non non
!













Il faut savoir oublier la personne qu'on était pour se souvenir de la personne qu'on aurait dû être, de la personne qu'on veut devenir, ou de la personne qu'on est.

{ * }














Je ne veux pas être "quelqu'un de bien".

Je ne
veux pas porter des belles chaussures cirées, une chemise au pli impeccable, une jupe d'hôtesse de l'air, une coupe de top modèle. Je n'ai pas envie de me maquiller au rouleau tous les matins, de sourire niaisement, d'exhiber mon corps comme une marchandise, d'être une "vraie" fille/femme.

Je ne veux p
as faire des études brillantes, être bardée de diplômes à la con, avoir un boulot bien payé et bien rangé, un patron qui voudrait me draguer. Je n'ai pas envie d'avoir du fric qui déborde à n'en plus savoir qu'en faire, une maison à trois étages, une meute de chiens de race, des enfants snobs et bien élevés.

Je ne veux pas de cette "vie parfaite" que se payent toutes les stars du show-business.

Je veu
x voyager, apprendre, vivre, découvrir, me planter, comprendre, écouter, écrire, pleurer, raconter, vivre, avancer, partir, aimer, chercher, vivre toujours plus fort.

J'aimer
ais courir pieds nus dans l'herbe, m'allonger dans des champs de blés et de coquelicots, bohême, soleil, aventure et musique en poche. Utopie du jardin d'Eden, où l'homme n'avait pas à travailler pour vivre...

Alors,
puisque ce dont je rêve est impossible, je veux juste être moi. Etre vraiment moi. Ne pas me plier à toutes ces règles débiles. Pas par esprit de contradiction... ce serait stupide. Mais juste parce que si je n'ai pas voulu faire prépa et tout le tralala, c'est parce que mon but dans la vie ne se résout pas à faire des trucs "biens". Y'a autre chose. Autre chose que l'argent et les titres ronflants.

Le strass, le superflu, le bonheur en bouteille, en plaquette de douze et autre comprimés, ça ne m'intéresse plus depuis bien longtemps. On s'prend par la main et on plonge, même si nos rêves coûtent chers, au moins on se planque pas, on sort sous le soleil et on essaye, on ose.

Peu
t-être que j'aurai des remords. Peut-être qu'un jour, je me dirai que j'aurais du faire prépa, avoir des diplômes, un boulot casé et une paie assurée à la fin du mois. Peut-être que j'en crèverais de pas l'avoir fait... Mais j'aurais sûrement eu des regrets si j'avais eu ce boulot de bureau. Et ça fait presque deux ans que j'ai une devise: mieux vaut des remords que des regrets.

Au moins,
je serai allée au bout. Avec *sa main dans la mienne.

*********************************

ALERTE ALERTE

J
e ne vise personne dans cet article. Surtout pas les gens qui font prépa. C'est très bien pour eux, je les admire car c'est assez éprouvant. Mon frère a fait prépa, j'ai des amis en prépa, le frère de mon copain est en prépa... Je ne tiens absolumment pas à les descendre !!

Cha
cun est libre de suivre sa voie, de faire ses choix. Le tout est de les assumer. Du moment qu'on accompit nos rêves, qui a le droit de juger ?
J'ai brossé ici non pas le portrait de quelqu'un ou le portrait de tous ceux qui font prépa, mais le portrait de ce que je ne veux surtout pas vivre. Au fond ça n'a rien à voir avec la prépa. C'est des associations d'idées tout ça. Ce mot apparaît deux fois, et alors ? Ca c'est mon parcours personnel. Je ne crache sur rien.
J'
ai juste voulu expliquer que ce n'est pas parce qu'on a des bonnes notes qu'on doit être destiné à rentrer dans un moule. Autre chose m'intéressait, mais c'est mon cas.

C
e n'est pas la prépa, ou les diplômes que je critique, mais les apparences. Je voulais dire que j'en ai un peu marre des "gens biens", c'est de ça dont je parle.
J
'en ai assez des gens soi-disant sérieux, de tous ces masques alors que les hommes d'affaires, rentrés chez eux, se roulent dans l'herbe avec leur gamins et font peut-être tout le kâma-sutra avec leurs femmes. On est libre, c'est génial, mais on se planque derrière une putain d'hypocrisie et des manières à n'en plus finir. Des "convenances". On a peur d'être naturel.
So
cté ma jolie, il faut te dire merci...


PiX : les Tams-Tams de Montréal

# Posté le samedi 15 avril 2006 05:38

Modifié le mardi 18 avril 2006 09:54