Mais combien sommes-nous ?
Si au lieu de demander, comme dans Amélie Poulain, combien de personnes ont un orgasme en ce moment, je demandais combien y-a-t-il en ce moment même de filles frustrées, trompées, trahies, délaissées, désillusionnées, déçues, dégoûtées, désabusées, désespérées ?
Combien sommes-nous ? Pour combien de temps ?
Pour combien de temps...
Si au lieu de demander, comme dans Amélie Poulain, combien de personnes ont un orgasme en ce moment, je demandais combien y-a-t-il en ce moment même de filles frustrées, trompées, trahies, délaissées, désillusionnées, déçues, dégoûtées, désabusées, désespérées ?
Combien sommes-nous ? Pour combien de temps ?
Pour combien de temps...
gggggggggggggggggggggggggggggggggg
Après 8 jours de formation intensive bafa, 24h sur 24, je me sens un peu anesthésiée.
J'ai l'impression de débarquer d'un autre monde, avec une valise pleine de souvenirs flous.
C'est comme si je sortais d'un bain très chaud, je suis toute engourdie par la chaleur, étourdie des heures passées immergée dans l'eau.
Je me sens comme une autre peau, un autre coeur. Inconnu.
Caméléon d'une autre vie.
Moi, je ne sais pas exactement comment je suis. Il paraît que je ne parle pas assez.
Je n'aime pas parler pour ne rien dire.
Je crois que j'ai perdu ma gaité. Ma joie de vivre.
Je crois que je deviens une sorte de crustacé, qui se rétracte dans sa coquille.
Une énorme carapace de protection, façon power-ranger mais en un peu moins démodé.
Il paraît qu'on ne me devine pas quand on me voit. Qu'on ne sait pas ce que je pense; et que c'est un défaut.
Eh bien après tout, tant mieux... Ce que les gens n'ont pas compris, c'est peut-être que je n'ai pas très envie qu'on me connaisse, ou qu'on sache ce que je pense. De moi et de la vie.
Parce que s'il fallait mettre des couleurs au tableau, ça ne serait pas joli joli...
Alors vaut mieux passer pour le fantôme de service, non ?
J'ai l'impression de débarquer d'un autre monde, avec une valise pleine de souvenirs flous.
C'est comme si je sortais d'un bain très chaud, je suis toute engourdie par la chaleur, étourdie des heures passées immergée dans l'eau.
Je me sens comme une autre peau, un autre coeur. Inconnu.
Caméléon d'une autre vie.
Moi, je ne sais pas exactement comment je suis. Il paraît que je ne parle pas assez.
Je n'aime pas parler pour ne rien dire.
Je crois que j'ai perdu ma gaité. Ma joie de vivre.
Je crois que je deviens une sorte de crustacé, qui se rétracte dans sa coquille.
Une énorme carapace de protection, façon power-ranger mais en un peu moins démodé.
Il paraît qu'on ne me devine pas quand on me voit. Qu'on ne sait pas ce que je pense; et que c'est un défaut.
Eh bien après tout, tant mieux... Ce que les gens n'ont pas compris, c'est peut-être que je n'ai pas très envie qu'on me connaisse, ou qu'on sache ce que je pense. De moi et de la vie.
Parce que s'il fallait mettre des couleurs au tableau, ça ne serait pas joli joli...
Alors vaut mieux passer pour le fantôme de service, non ?
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Mais combien sommes-nous ?
Si, par une nuit sans lune, à minuit, j'invoquais les âmes de toutes celles qui pleurent en silence, est-ce que ça ferait du brouillard sur Paris ?
Rien que dans mon quartier, quelles sont les filles comblées en amour ?
Est-ce que ça existe encore, la confiance totale ? La confiance, se confier, confier sa vie, sa peau et ses doutes à quelqu'un. Ses secrets. Est-ce qu'on peut ?
Si, par une nuit sans lune, à minuit, j'invoquais les âmes de toutes celles qui pleurent en silence, est-ce que ça ferait du brouillard sur Paris ?
Rien que dans mon quartier, quelles sont les filles comblées en amour ?
Est-ce que ça existe encore, la confiance totale ? La confiance, se confier, confier sa vie, sa peau et ses doutes à quelqu'un. Ses secrets. Est-ce qu'on peut ?
